Traditionnellement, le sponsoring horloger s’attache à deux types de disciplines sportives : celles de grande précision, et celles à forte audience. Les premières, qui se jouent au dixième ou au centième de seconde, permettent aux marques de valoriser la précision de leurs chronos. Les secondes sont un moyen de toucher le public le plus large possible. Le jackpot se situe au recouvrement de ces deux cercles : par exemple, la Formule 1, mesurée au 1/100e et dont l’audience se mesure en dizaines de millions de téléspectateurs.
Plume orpheline
Mais il existe des disciplines...qui n’appartiennent à aucun de ces cercles. Trop lentes ? Trop peu médiatiques ? Pas toujours. Comment expliquer que le badminton n’ait aucun sponsor horloger, alors que la fédération internationale fête cette année ses 90 ans, et que sa force motrice se situe en Chine, immense marché horloger ? Pour les « badistes », il faudrait une montre ultra légère et surtout endurante aux G. Le match parfait ? L’Aïkon #TIDE de Maurice Lacroix. Bracelet recyclé à toute épreuve, mouvement quartz insensible aux gesticulations : la montre idéale pour le badminton !

Allo ? À l’eau !
On s’étonne d’une même absence pour le Canoe Kayak qui, de surcroît, possède deux épreuves aux JO (sprint & slalom). La discipline n’a aucun sponsor horloger. Pourtant, une marque de très haute résistance à l’eau, à la pression, et aux chocs, serait la bienvenue. Un rôle sur mesure pour une WRC de Ralf Tech. En plus, avec 100'000 heures d’autonomies, les sportifs des deux disciplines pourraient concourir dans plusieurs éditions de JO...avec la même montre !

Dans le mille
L’absence de sponsor horloger pour le tir à l’arc est encore plus surprenante : il s’agit non seulement d’une discipline de très grande précision, mais qui a également ses racines au Japon, nation horlogère s’il en est. Pour une maison comme Patek Philippe, qui a toujours entretenu des liens très étroits avec le Japon (voir la dernière exposition en date sur place, il y a tout juste un an, qui fut un succès), le lien serait immédiat. Dans l’optique d’un « less is more » nippon, la sobriété d’une Calatrava 6119, aux aiguilles en forme de flèche, serait idéale pour les archers.

Cible marketing
On regrettera enfin l’absence d’horlogers auprès du tir sportif olympique, représenté par l’International Shooting Sport Federation. Pourtant, en parlant d’ultra précision, de concentration, de maîtrise, la discipline est reine. Trop sulfureuse ? Pas pour ArtyA. L’atelier genevois a déjà édité de nombreux modèles dédiés à l’univers balistique. La bien nommée Son of a Gun semble avoir été conçue pour l’occasion : à quand le rapprochement ?
