Carpe Diem
La maison biennoise Perrelet déploie toute sa créativité dans une très audacieuse « skull watch ». Ultra contemporaine, la nouvelle Turbine Skull dévoile subtilement la tête de mort logée au sein d'un sous-cadran guilloché. C'est grâce au mouvement du poignet que les douze pales en aluminium de la turbine entament leur danse et révèlent le motif crânien placé au niveau inférieur du garde-temps. Proposée en deux versions, acier avec rehaut bleu ou acier avec traitement PVD noir, cette Turbine Skull se pare d'index bâtons et de chiffres arabes recouverts, tout comme les aiguilles, d'un matériau luminescent qui rend le modèle encore plus fascinant dans l'obscurité. On retrouve les caractéristiques de l'emblématique collection : boîtier rond de 44 mm, carrure ornée de larges rainures, couronne intégrée et cornes allongées. Une montre qui bat au rythme d'un mouvement manufacture à remontage automatique dont les finitions s'admirent à travers le verre saphir du fond du boîtier.

Andy Warhol puissance 10
Plus d'un demi-siècle après sa naissance, la célèbre Black Tie se réinvente en montre Andy Warhol, l'artiste et membre de la Piaget Society qui collectionnait les garde-temps de la maison et inspirait Yves Piaget. L'amitié entre les deux hommes est célébrée aujourd'hui par le biais d'un partenariat entre la marque et l'Andy Warhol Foundation for the Visual Arts, et d'une montre aux couleurs de leur créativité : la montre Andy Warhol Clou de Paris. Le motif de haute horlogerie s'avère très complexe à appliquer sur le boîtier en or blanc de forme coussin, car celui-ci est incurvé. Le cadran en météorite bleue accentue le caractère exclusif, confirmé par le calibre automatique de manufacture qu'il recouvre avec éclat. En parallèle, les collectionneurs peuvent choisir de personnaliser leur Andy Warhol sur la base de neuf autres cadrans en pierres ornementales de multiples couleurs, logés dans un boîtier en or blanc ou rose. Un bel avenir attend toujours le rétro !

L'Archétype RM
Le nouveau tourbillon RM 17-02 exprime toute la puissance esthétique et technique de Richard Mille, la marque qui révolutionne la haute horlogerie contemporaine depuis l'aube du troisième millénaire. Décomplexée et sans compromis, elle signe une nouvelle création immédiatement identifiable et fidèle à son niveau d'exigence, bardée d'innovations et de matériaux high-tech sublimés par des finitions extrêmement poussées. Le style aérien des cadrans et boîtiers Richard Mille saute aux yeux et, ici, une touche de chaleur apporte un contraste bienvenu : le froid du boîtier en titane satiné et du cadran en saphir est contrebalancé par les couleurs des ponts en titane traités PVD bleu et or 5N, des engrenages dorés et des chiffres jaunes gravés au laser. La montre idéale pour mettre dans le Mille.

Carrera en piste !
L'année dernière, TAG Heuer célébrait le 60ème anniversaire de son iconique Carrera et rendait à cette occasion hommage à son indéfectible lien avec Porsche, à travers plusieurs modèles. La suite de l'histoire s'écrit en cette fin d'année avec une nouvelle création : la Carrera Chronograph Tourbillon x Porsche Panamericana dévoilée au cours de l'édition 2024 de la légendaire course automobile mexicaine éponyme. Une audacieuse montre chronographe tourbillon qui illustre les victoires de la Porsche 550 Spyder sur ce circuit dans les années 1950. Le design de cette édition limitée s'inspire directement de la mythique voiture de course. Le cadran squeletté avec finition grainée tout d'abord, qui évoque les jantes, ainsi que les tonalités argentées, jaunes et noires qui reprennent les couleurs de la carrosserie du bolide d'origine. La trotteuse et les aiguilles jaunes laquées des sous-cadrans insufflent à ce modèle une touche sportive supplémentaire.

Le pourpre a le vent en poupe
Cyrus Genève présente une déclinaison violet intense de la Klepcys GMT Retrograde. Au sein d'un boîtier de forme coussin en titane, on retrouve le cadran tridimensionnel ajouré typique du modèle qui dévoile le pont supérieur en forme de palmier du calibre. Autres incontournables : les deux couronnes à 3h et à 9h, gravées du logo de la marque. Ce sont le cadran si particulier, composé de plusieurs couches superposées, et la couleur violet vif qui donnent à cette nouvelle déclinaison tout son caractère. Un disque saphir, avec des chiffres arabes indiquant l'heure principale, offre une vue dégagée sur les composants du mouvement, le fameux pont en palmier et les roues dentées en or. La complication deuxième fuseau horaire s'affiche au centre, sur un arc gris opalin, avec une aiguille rétrograde pour indiquer l'heure du domicile. À 6h, le compteur gris clair de la petite seconde est orné de la singulière aiguille en forme d'hélice qui fait écho au logo de la marque. Cette Klepcys est animée par un calibre manufacture à remontage automatique dont les éléments s'admirent à travers le verre saphir du fond de boîte.

Sport-chic au carré
Patek Philippe n'avait pas lancé de nouvelle collection depuis un quart de siècle et c'est donc tout naturellement que l'entrée en scène de la Cubitus s'est accompagnée d'un puissant déferlement médiatique. Encensée ou critiquée, la Cubitus est une montre qu'il faut absolument avoir vue, essayée, manipulée pour en apprécier la justesse stylistique et le tour de force technique. Son boîtier ? Il s'esquisse en un carré aux angles arrondis, flanqué d'attaches latérales qui rappellent la silhouette de la Nautilus. Son format imposant est contrecarré par un profil ultra plat et un tombé de bracelet ultra confortable. Son cadran ? Soleillé et frappé d'un relief horizontal, il évoque lui aussi l'icône sport-chic de Patek Philippe et il s'impose comme une signature de cette nouvelle collection déclinée en trois modèles : deux versions automatiques à trois aiguilles avec date, en acier ou en acier et or, ainsi qu'une toute nouvelle complication proposant les indications à saut instantané de la grande date, du jour et des phases de lune. Ce nouveau calibre qui compte 353 composants, dont 104 pour l'intégration de la grande date, représente une véritable gageure technique. Pour l'accueillir, il fallait un métal aussi noble que son pedigree : du platine évidemment, discrètement serti d'un diamant taille baguette très apprécié par les initiés.

L'heure du serpent
Douze ans : c'est la durée depuis laquelle Jaquet Droz n'avait pas créé de montre inspirée d'un serpent. Le Nouvel An chinois lui en donne l'occasion. L'atelier a réalisé deux pièces uniques de haut vol. Elles partagent un boîtier en or rouge de 41 mm et une ambiance naturaliste qui évoque l'habitat de l'animal. La première offre un fond de nacre ciselée à la main d'un décor de bambous, emplis de micro-peinture en dégradé de vert. S'y love le reptile dans une forme douce et harmonieuse. Son corps est en or blanc, composé de cinq segments assemblés à la main. Au plus haut, il mesure 4 mm, ce qui le fait presque toucher le verre saphir. Il est émaillé de nuances de bleu et de vert - un exploit lorsque l'on imagine la difficulté à faire tenir la poudre d'émail originelle, avant cuisson, sur une géométrie circulaire. L'ensemble est ponctué d'un motif dessiné par John Howe, ami de Jaquet Droz et Directeur artistique de la trilogie du Seigneur des anneaux. C'est aussi la première pièce de ce type qui se dispense d'aiguilles : les heures sont indiquées par la tête du serpent, les minutes par l'extrémité de sa queue.

La belle au bond
Qu'apporter de plus au squelettage qui consiste à évider chaque composant jusqu'aux limites de sa résistance ? Il se pratique depuis le XVI siècle, mais Bovet ajoute plusieurs attributs qui rafraîchissent l'exercice. Avec l'Aperto 1, la manufacture a créé un mouvement squelette très contemporain. Nous sommes loin des canons classiques que la manufacture révère par ailleurs. Il s'agit d'une pièce polyvalente, en plus d'être unisexe avec ses 42 mm. Polyvalente, parce que sa boîte en titane la protège des usages que l'on qualifiera pudiquement de « non conventionnels » pour un garde-temps de ce niveau. Mais aussi parce que la pièce est dotée d'un nouveau système de changement de bracelet qui facilitera l'accord avec les obligations mondaines. Mais l'apparat n'est pas sa seule vocation. À cœur ouvert, Bovet dédie à son Aperto 1 un calibre inédit et 100% manufacture conçu ab initio pour le squelettage. Essentiel, ce calibre futuriste de 7 jours de réserve de marche est codessiné par Pininfarina. Ponts et platines convergent vers le centre. Il est décoré de gris anthracite, bleu ou jaune tennis. Une teinte qui a naturellement convaincu Daniil Medvedev.

Braver les affronts du temps
Du platine et de l'émail « Grand Feu » noir pour une élégance inaltérable : la Classique de Breguet se drape d'une combinaison inédite de ces deux matériaux nobles, symboles d'excellence et d'intemporalité. Le platine tout d'abord, surnommé « le métal des rois », qui couronne le boîtier de 38 mm de la Classique 5177 (heures, minutes et secondes) et la carrure de 39 mm de la Classique 7787 (avec phases de lune et indicateur de réserve de marche), se distingue notamment par son poids et sa résistance au magnétisme et à la corrosion. L'émail « Grand Feu », qui habille le cadran des deux modèles, brille quant à lui d'un éclat inaltérable. L'émail noir est réputé comme le plus difficile à réaliser, la moindre imperfection étant visible à l'œil nu. Pour ces deux modèles animés par les calibres de manufacture 777 et 591 DRL, le résultat est tout simplement saisissant de beauté.

Le compagnon ultime
Parfois, c'est la collaboration qui permet de repousser les limites de la créativité. En témoigne la Royal Oak Concept Tourbillon « Companion » 43 mm d'Audemars Piguet, née d'un dialogue créatif inspiré avec l'artiste influent KAWS. L'édition limitée à 250 pièces en titane donne vie au « companion » de KAWS, une figurine en 3D appuyée contre le verre saphir qui apporte une touche ludique à la haute horlogerie. Cette miniature en titane est réalisée avec précision, de la tête de mort aux yeux en forme de X, en passant par les mains gantées. De l'intérieur, le nouveau calibre 2979 anime des aiguilles des heures et des minutes périphériques, dégageant la vue sur le « companion » et le tourbillon niché dans sa poitrine ouverte. Avec des vis caractérisées par le X de KAWS, la cocréation de 43 mm jette un pont naturel entre l'horloger du Brassus, l'artiste contemporain et leurs publics passionnés.

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