Parmi les époques au cours desquelles le design horloger a évolué, il y a sans conteste possible les années 70. Une période décomplexée à marquer d’une pierre blanche. Audemars Piguet s’impose d’ailleurs en 1972 comme précurseur en lançant le concept du sport-chic horloger avec la Royal Oak. Une montre de sport vendue à prix d’or… Une véritable révolution dans l’histoire de l’horlogerie moderne. Patek Philippe grave à tout jamais cette tendance dans les annales horlogères en 1976 avec la Nautilus. Un OVNI hissé au rang d’icône, plébiscité par tous et reconnaissable par sa forme coussin, à mi-chemin entre le carré et le rond…
Aujourd’hui, la Nautilus est bien plus qu’une icône, c’est un mythe. C’est là que la Cubitus apparaît comme le messie. Une nouvelle montre sport-chic signée par la reine des manufactures. Une merveilleuse nouvelle pour tous les aficionados de ce style qui depuis 50 ans reste ancré dans la tendance. Son nom, Cubitus, comme cube, en dit long… Thierry Stern, actuel patron de la manufacture, n’a pas dissimulé son enthousiasme. Il voulait avoir une montre carrée dans la collection courante de la maison, et bien c’est enfin chose faite ! Les angles arrondis du boîtier de la Nautilus disparaissent au profit des pans coupés choisis pour la Cubitus. Une différence notoire au niveau de la forme entre les deux sœurs, et pourtant, elles restent assez similaires. Quoi qu’il en soit, elles ont un véritable air de famille.

Le bracelet métallique reste intégré et conserve son maillon central caractéristique. Le cadran reprend le fameux motif en relief horizontal frappé. Deux caractéristiques qui inscrivent la Cubitus dans la continuité de la Nautilus. Une nouveauté chez Patek Philippe, ce n'est pas monnaie courante. Le succès est en toute logique au rendez-vous. La Cubitus n’est pour le moment proposée qu’en trois versions. Trois propositions automatiques de 45 mm de côté animées par des mouvements dits manufacture. Le calibre de base 26-330 introduit en 2019, doté d’un stop seconde permettant des mises à l’heure à la seconde près et d’autres innovations techniques touchant notamment au système de remontage, pour les deux pièces simples, et follement vintage, à trois aiguilles centrales et date par guichet. La première en acier avec cadran vert olive, la seconde bicolore en acier et or rose avec cadran bleu. Le calibre 240 PS CI J LU ayant impliqué six demandes de brevets touchant entre autres à la gestion de l’énergie pour les divers affichages et leurs sauts simultanés en 18 millisecondes de la pièce la plus compliquée et la plus luxueuse, en platine, avec grande date, jour et phases de lune instantanés et petite seconde.

Trois icônes en devenir qui, espérons-le pour le commun des amateurs de belles montres, ne deviendront pas trop rapidement trois mythes introuvables dans les ambassades Patek Philippe. La Cubitus est d’ores et déjà disponible à partir de CHF 35'000 pour la version automatique en acier avec cadran vert olive. Trois nouveaux indispensables, irrésistibles, qui vont bien entendu voir leur famille s’agrandir… Et ce, non seulement au niveau de versions supplémentaires du modèle à trois aiguilles, mais également au niveau des complications… Patek Philippe mérite son surnom de virtuose des complications et il est très facile d’imaginer une Cubitus chronographe par exemple…