Le COSC passe à l’heure du grand public

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Savoir-faire © COSC
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Certification d’excellence du Swiss Made, le Contrôle Officiel Suisse des Chronomètres révèle ses atouts au grand jour. Neutre, indépendant, il fait figure de référence auprès des marques horlogères et des connaisseurs. Aujourd’hui, il s’adresse à un public plus large.

Le péché mignon du Contrôle Officiel Suisse des Chronomètres? Malmener – littéralement – les mouvements de montres. Pendant une quinzaine de jours, (presque) rien ne leur est épargné: tête en bas, de biais, variations de température… Chaque mouvement, ou chaque tête de montre (c’est-à-dire le mouvement dans sa boîte), subit une batterie de tests rigoureux afin d’éprouver sa précision selon différents critères. En cas de succès, l’aspirant décroche la certification «Chronomètre certifié», un label d’exception que la marque peut choisir de valoriser, sur la montre, ainsi que dans ses communications. Surtout, dès lors, la montre se distingue officiellement comme ambassadrice de l’excellence horlogère suisse, indissociable de la précision, de la fiabilité et de la durabilité. «Si le Swiss Made est un socle, la certification Chronomètre en est l’étoile», illustre le COSC – qui est d’ailleurs une association à but non lucratif et d’utilité publique reconnue en Suisse.

Savoir-faire © COSC
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Indépendant et neutre comme… le COSC!

Son arme secrète? Une âme décidément très suisse, faite d’indépendance et de neutralité. Son organisation garantit une totale impartialité: aucun groupe ou marque horlogère ne peut interférer dans les tests ni influencer les résultats.

Le COSC revendique aussi l’accessibilité de la certification. Ses tarifs restent identiques pour tous, sans dégressivité pour de plus gros volumes, assurant ainsi une équité entre les marques, qu’elles soient de niche ou plus réputées. 

Cette singularité a conquis l’industrie horlogère suisse, friande d’un tel gage de qualité supérieure. Aujourd’hui, l’association fédère une soixantaine de marques. Les chiffres sont éclairants: près de 40 % des montres-bracelets mécaniques exportées depuis la Suisse ont passé les tests du COSC – soit 15 % de l’ensemble des montres produites (y compris les montres à quartz). En ce sens, la certification Chronomètre reste rare. En revanche, les montres et mouvements soumis au COSC relèvent avec succès le défi, très exactement à hauteur de 93%, démontrant ainsi leur grande qualité. 

Equipment atomic Clock © COSC
Équipment Atomique Horloge © COSC

Et derrière ces chiffres, une impressionnante mécanique: plus de 2 millions d’instruments horaires contrôlés chaque année (2,4 millions en 2024), par les trois laboratoires (Bienne, Le Locle, St-Imier), où 160 collaborateurs se relaient 7 jours sur 7 pour s’assurer en permanence de l’adéquation aux normes. Car chaque test dure entre 12 à 20 jours, selon le type de montre.

Un label enfin sous les projecteurs

Jusqu’ici, la certification COSC était très appréciée par les marques et les initiés, tout en restant relativement confidentielle, et méconnue du public. Aujourd’hui, le COSC a choisi de devenir une marque en soi, une signature indissociable de l’excellence horlogère. Son nouveau site – https://www.cosc.swiss/fr, pédagogique et clair, lève le voile sur ses coulisses. En outre, les marques accèdent aux résultats de chaque montre, un atout supplémentaire pour documenter la fiabilité, la durabilité et la précision d’un mouvement certifié.

Savoir-faire © COSC
Savoir-faire © COSC

L’horlogerie se caractérise par sa capacité à s’adapter à l’ère du temps, à innover, tout en s’ancrant dans la tradition. Cette fois, ce n’est pas une marque qui se réinvente, mais le légendaire COSC, pilier historique de la qualité suisse depuis plus d’un demi-siècle. De quoi renforcer l’aura de l’horlogerie Swiss Made dans le monde – et se positionner comme référence incontournable de bienfacture.

© COSC
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