C’est à Ronald Kurowski, alors designer chez Chopard, que l’on doit le concept Happy Diamonds. Nous sommes en 1976, il rêve de reproduire l’effet créé par le jeu des rayons du soleil sur une cascade qu’il a admiré lors d’une promenade solitaire en Forêt-Noire. Son idée est géniale, réinterpréter la magie de ces milliers de gouttelettes d’eau réfléchissant la lumière du jour et scintillant de toutes les nuances de l’arc-en-ciel en laissant des diamants évoluer en toute liberté entre deux glaces saphir.

Au niveau stylistique, le résultat est magnétique en créant un effet d’optique surprenant, comme si les diamants s’étaient échappés de la montre afin de se métamorphoser en satellites. Au niveau technique, rien de vraiment très compliqué, chaque diamant est logé dans une capsule d’or dont le fond est taillé en biseau afin qu’il puisse tournoyer sur lui-même comme une toupie sur le sol de la cour d’une école maternelle.
La même année, la première montre Happy Diamonds voit le jour et remporte le prestigieux prix de la Rose d’Or de Baden Baden. En or, de forme tonneau, une multitude de diamants virevoltent autour du cadran sur un fond noir. Du jamais vu qui rencontre immédiatement le succès séduisant un large public pas son côté ludique, on pourrait presque dire enfantin.

C’est en 1985 que le concept s’impose en joaillerie avec le lancement de la ligne de bijoux Happy Diamonds. Dès lors, bijoux et montres se partagent ces diamants mobiles qui s’offrent toutes les fantaisies prenant diverses formes, différents caratages, dansant sur les cadrans, autour d’un boîtier, au cœur d’une bague, au bout d’un pendant d’oreille… Côté montres, on parle alors de la Happy Diamonds Sport lancée en 1993, la plus célèbre aujourd’hui, en acier avec cinq diamants mobiles visibles sur le cadran mis en majesté par un boîtier rond en acier, ainsi que de la Happy Fish montée sur un bracelet en caoutchouc pour laquelle les cinq diamants mobiles sont remplacés par trois poissons en or sertis respectivement de diamants, saphirs et rubis.

Parmi les nombreuses déclinaisons de la Happy Diamonds qui se succèdent, il y a également celle présentée en 2016 en célébration de ses 40 ans de succès. Elle poursuit alors son merveilleux voyage au travers du temps et des styles. En jouant avec les codes de l’époque et sans jamais se défaire de son audace, et de son ADN, elle continue d’incarner une modernité absolue. Elle lève le voile sur de nouveaux diamants mobiles, riches d’une innovation inédite dans son histoire : le serti sur griffes. Plus nombreux, plus grands qu’auparavant et de tailles différentes, les diamants accentuent leur danse tourbillonnante et leur esprit de profusion. L’effet est « waouh » et remporte, là encore, tous les suffrages.

Un demi-siècle s’est quasiment écoulé depuis la création de la Happy Diamonds en 1976. Un concept unique incontestablement hissé au rang d’icône qui n’est autre qu’une signature reconnaissable entre mille distillée aussi bien au sein des collections joaillières et horlogères de Chopard. Et ce, avec talent par Caroline Scheufele, vice-présidente de la maison et directrice artistique de la joaillerie. Elle ne dissimule pas sa passion pour les Happy Diamonds et nous confie que ses carnets de dessins regorgent de nouvelles déclinaisons. A suivre….
