Au fil des ans, Bulgari n’a cessé d’affirmer ses compétences dans des domaines où personne ne l’attendait. En 2000, quand Bulgari a repris la manufacture Roth & Genta au Sentier, les visiteurs ont pu découvrir un modeste atelier d’horlogerie fondé certes par deux génies de la profession mais connus des seuls initiés. Quelque vingt ans plus tard, le bâtiment d’origine datant du début du siècle dernier est désormais flanqué d’une nouvelle aile à l’architecture contemporaine pour former cette fois une véritable manufacture de Haute Horlogerie, clé de voûte de la stratégie menée par Bulgari dans les instruments de mesure du temps. Si la première montre joaillière de la Maison italienne remonte à 1918, suivie par l’incontournable Serpenti Tubogas en 1948, et si la fameuse Bulgari Bulgari a été lancée en 1975, c’est au tournant du siècle que l’horlogerie a véritablement pris corps au sein du groupe.

Le rachat de Roth & Genta a en effet marqué le début d’une verticalisation des métiers horlogers dans le but de propulser lentement mais sûrement Bulgari dans la cour des grands. En une dizaine d’années, la maison est ainsi devenue une manufacture totalement intégrée avec une implantation sur trois sites comptant aujourd’hui 400 collaborateurs répartis entre Neuchâtel, pour le service après-vente et l’emboîtage, Saignelégier (Jura), pour les composants d’habillage, et Le Sentier, dans la Vallée de Joux, pour les mouvements et les pièces de Haute Horlogerie. Et l’appellation n’est en rien usurpée. Au fil des ans, Bulgari n’a cessé d’affirmer ses compétences dans des domaines où personne ne l’attendait, à savoir dans la réalisation de calibres d’exception en raison de leur taille et de leur complexité.
« La mélodie du bonheur »
C’est précisément au Sentier que ces pépites horlogères deviennent réalité, sur un site qui emploie une centaine de personnes réparties à tous les stades de production, de la recherche & développement au montage final. Tout commence par l’usinage sur décolleteuses, machines à commandes numériques ou par électroérosion des composants : platines, ponts, cames, roues dentées, pignons, ressorts plats… tous repris manuellement pour l’anglage et la décoration avant d’être livrés pour l’assemblage. Et c’est là que la magie opère, dans les différents ateliers, pour donner naissance à des mouvements sur lesquels les éloges ont plu comme un orage tropical. Tout comme les récompenses, dont l’Aiguille d’Or remportée par le modèle Octo Finissimo Calendrier Perpétuel au Grand Prix d’Horlogerie de Genève 2021.

Au coeur de la manufacture du Sentier, aux côtés de l’atelier grandes complications, d’où sort notamment le calibre BVL 150, mouvement à tourbillon le plus petit du marché avec des dimensions de 22 x 18 mm pour 3,65 mm d’épaisseur, aux côtés également de l’atelier dédié aux mouvements « classiques », notamment spécialisé dans les calibres extra-plats détenteurs de huit records du monde, on trouve l’atelier dévolu aux montres à sonnerie. C’est là que l’on rencontre les quatre maîtres horlogers qui assemblent les pièces « musicales » de Bulgari, un travail qui peut prendre jusqu’à six mois pour les modèles les plus complexes comme l’Octo Roma Grande Sonnerie Calendrier Perpétuel à quatre marteaux et 1’200 composants. Ici, tout est question de savoir-faire, de doigté, de patience et d’oreille musicale pour faire de ces montres de petites merveilles qui entonneront « La mélodie du bonheur » à leurs futurs propriétaires.
