La Chronométrie Ferdinand Berthoud est une véritable marque horlogère de luxe, qui produit des montres de grande qualité pour de grands connaisseurs. Et pourtant, cet horloger ultra haut de gamme – appartenant au groupe Chopard – ne bénéficie pas toujours de la reconnaissance qu’il mérite au sein de la communauté des collectionneurs. Et ce, bien qu’il ait remporté pas moins de quatre prix au Grand Prix d’Horlogerie de Genève, y compris le trophée suprême : l’Aiguille d’Or.
Penchons-nous sur quelques aspects de la compagnie qui ne sautent peut-être pas aux yeux, mais qui prouvent à quel point elle mérite notre attention.

Honorer un héritage
Karl-Friedrich Scheufele a fait revivre l’illustre nom Ferdinand Berthoud avec le lancement de la FB1 en 2015, mais c’est plus de dix ans auparavant que le coprésident de Chopard a pris conscience du riche héritage de l’horloger suisse du 18ème siècle Ferdinand Berthoud.

« En fait, j’ai découvert Ferdinand Berthoud en constituant la collection de chronomètres de marine maison. J’ai acheté un des siens pour le L.U. Ceum, notre musée », raconte-t-il. « Plus nous faisions de recherches, plus nous en apprenions sur lui et, au final, nous avons décidé de faire revivre son nom. »

Peu à peu, Scheufele a acquis et fait restaurer de nouvelles pièces Berthoud originales, ce qui n’est pas une mince affaire vu leur rareté. Au cours de la décennie suivante, il a identifié les caractéristiques techniques et esthétiques des célèbres chronomètres de poche ou de marine de Berthoud qui pourraient être adaptées aux montres bracelets contemporaines.

En tant que président de la Chronométrie Ferdinand Berthoud, Karl-Friedrich Scheufele s’assure que chaque élément des montres de la marque soit conforme à l’héritage de Berthoud, de la configuration des cadrans, en émail grand feu, avec affichage régulateur ou squelettés, au design des boîtiers, de forme octogonale et dotés de hublots.

Les mouvements produits à l’interne honorent l’œuvre de l’horloger légendaire à travers l’architecture à piliers et le mécanisme de fusée chaîne, comme dans les premiers modèles de l’entreprise, ou via le pont de balancier en escalier et le spiral cylindrique que l’on trouve dans le plus récent Chronomètre FB 3SPC.

Selon Scheufele, Berthoud était « déterminé à partager ses découvertes », à travers les nombreux traités qui « continuent à nous inspirer aujourd’hui ». La marque actuelle se montre parfaitement à la hauteur : elle transmet le savoir à la communauté horlogère en participant au troisième projet Naissance d’une montre, en association avec la Time AEon Foundation.

Maîtrise de la précision
La Chronométrie Ferdinand Berthoud respecte la partie « Chronométrie » de son nom et rend hommage aux pièces de précision de Berthoud en faisant certifier chacune de ses montres par le COSC, avec une précision de -1/+2 secondes par jour. De plus, certains modèles sont soumis au Fleuritest, au contrôle de la précision dans des conditions qui reproduisent l’utilisation de la montre au quotidien.
Dans la collection de la marque, la chronométrie superlative est atteinte grâce à l’utilisation d’une fusée-chaîne inversée, d’un tourbillon ou d’un remontoir d’égalité, ou d’une combinaison de ces éléments. En ce qui concerne le Chronomètre FB 3SPC, qui ne dispose d’aucun de ces mécanismes, la haute précision de l’organe régulateur est due au talent de l’équipe de régleurs de l’entreprise.
Peu de montres de cette catégorie peuvent se targuer d’une précision aussi exceptionnelle et il n’est pas surprenant que la marque ait remporté trois fois le prix de la chronométrie au Grand Prix d’Horlogerie de Genève.

C’est rare et on en a pour son argent
Voici une statistique qui va vous épater : il faut jusqu’à 250 heures pour graver à la main un des mouvements de la Chronométrie Ferdinand Berthoud. Les artisans de la Maison maîtrisent toute la gamme des techniques de décoration, dont l’anglage manuel avec limes en acier, le polissage à la pâte de diamant et au bois de gentiane, le poli miroir et le martelage, ainsi que différents types de grenage. Le niveau invraisemblable des finitions manuelles amène souvent les clients à se demander pourquoi leur montre ne coûte pas davantage que les $150'000 qui figurent sur son étiquette !
Comme on peut l’imaginer, ce processus exige énormément de travail, ce qui signifie que la marque ne peut produire que quelques douzaines de montres par an. En tout état de cause, la rareté est assurée dès le lancement des modèles, avec des éditions limitées par le nombre de mouvements alloués.

Pour la Chronométrie Ferdinand Berthoud, le fait de limiter ses éditions à une quantité de calibres est un bon moyen d’assurer la rareté tout en donnant aux clients la possibilité de personnaliser leur montre. Ils peuvent généralement choisir la forme du boîtier (ronde ou octogonale), le matériau du boîtier (acier inoxydable, titane, titane céramisé, or blanc, jaune ou rose 18 carats) ainsi que les finitions et tonalités du cadran.

Le meilleur des deux mondes
En fait, plus de la moitié des clients choisissent de personnaliser leur montre, possibilité offerte non seulement grâce aux compétences de la marque, mais aussi à sa touche personnelle, un des privilèges quand on est de petite taille. Fidèle à la personnalité modeste et pragmatique de Scheufele, l’équipe de la Chronométrie Ferdinand Berthoud excelle dans le contact direct et réactif avec ses clients, par courriel, WhatsApp ou Instagram. Au-delà de sa propre culture du service de haute qualité, la marque peut compter sur son réseau de détaillants soigneusement choisis pour aider ses clients.
Évidemment, la Chronométrie Ferdinand Berthoud n’est pas une petite marque isolée. Elle fait partie du groupe Chopard et, de ce fait, les clients devraient avoir l’assurance que l’entreprise est construite sur des bases solides et qu’elle sera là demain. De plus, elle peut utiliser la manufacture de Chopard à Fleurier pour fabriquer des composants de mouvement complexes et profiter de la fonderie genevoise pour s’approvisionner en or éthique.

Puissance populaire
Enfin, ce sont les personnes qui dirigent les marques qui, en partie, font d’elles ce qu’elles sont et les collectionneurs trouveront en Karl-Friedrich Scheufele un gentleman qui fait passer l’équipe avant l’individu, qui reste incroyablement humble et empathique alors qu’il est l’un des véritables visionnaires de l’horlogerie. Et il a de nombreuses cordes à son arc : la chasse aux truffes, la collection d’œuvres d’art, la collection de voitures, la course automobile et la viticulture font partie de ses centres d’intérêt, ce qui rend sa compagnie captivante pour les clients qui le rencontrent.

Alors, si vous êtes passé à côté de la Chronométrie Ferdinand Berthoud, il est temps de lui accorder davantage d’attention. Pour en savoir plus, veuillez vous rendre sur le site internet de la marque.