Plus tôt ce printemps, à Palexpo, Watches & Wonders 2024 a pris tout son sens sur le stand de Beauregard. Après avoir lancé sa ligne de montres joaillières haut de gamme destinées aux femmes – dont la Lili Bouton nommée au Grand Prix d’Horlogerie de Genève –, l’artisan joaillier canadien Alexandre Beauregard a choisi le salon genevois pour dévoiler sa toute première montre masculine, Ulysse.

Dans la mythologie grecque, Ulysse – ou Odysseus (en grec ancien) – est le roi courageux d’Ithaque, le héros du poème épique d’Homère, l’Odyssée. C’est assurément un nom approprié, car la montre Ulysse est un incroyable morceau de poésie qui porte la signature de ses deux créateurs.

En effet, si Alexandre Beauregard a supervisé la création de l’étonnant cadran serti d’aigues-marines, le maestro de l’horlogerie indépendante et ami de la marque Vianney Halter s’est chargé de la production du mouvement automatique en maillechort.
Créé dans l’atelier de la marque à Montréal, le cadran Beauregard présente 68 aigues-marines taillées à la main, chacune choisie pour sa pureté et son coloris délicat. Les pierres sont serties dans un treillage d’or, inspiré des vitraux. Et un disque de nacre réfléchissante, astucieusement placé sous les pierres, participe au merveilleux jeu de lumière qui donne vie à l’ensemble.

Âme sœur
Quant à l’implication de Vianney Halter, elle découle du respect mutuel, aux plans professionnel et philosophique, que le duo entretient depuis sa rencontre à Baselworld 2019. « Ce fut une connexion instantanée avec une âme sœur », déclare Alexandre Beauregard.

Connu pour le calendrier perpétuel Antiqua et la Deep Space Tourbillon, Vianney Halter a conçu et assemblé le mouvement automatique d’Ulysse dans son atelier de Sainte-Croix, dans le Jura suisse. Il a choisi d’utiliser du maillechort plutôt que du laiton pour les ponts, en raison de sa « qualité supérieure ». Ǻ ses yeux, il garantit non seulement la longévité de la montre mais aussi une facilité d’entretien.

Le Français a confié l’usinage des ponts tout en courbes à Dzevad Cohadarevic, son voisin à Sainte-Croix, et les finitions manuelles à Philipe Narbel. Basé à la Vallée de Joux, ce dernier est connu pour son travail de décoration sur les montres squelettes d’Audemars Piguet. Dans ce cas, il a particulièrement mis en avant son talent hors pair dans l’anglage et le polissage.
Outre les ponts harmonieux, le mouvement doté de 56 heures de réserve de marche comprend un balancier cadencé à 3 Hz et 30 pierres fonctionnelles, en saphir transparent et non en rubis synthétique pour préserver la cohérence des tons du mouvement. De plus, le mouvement peut être pleinement admiré, à travers le fond du boîtier, grâce à l’utilisation de la masse oscillante « mystère » signature de Vianney Halter, placée à la périphérie.

Assorti au treillage, le boîtier rond d’Ulysse, de 41 mm de diamètre, est en or rose 18 carats poli. Le cadran spectaculaire est surmonté par un verre saphir bombé et, sur le pourtour du fond vissé, une gravure laquée de bleu rappelle la couleur des aigues-marines du recto. La montre est dotée d’un bracelet en alligator marron sans coutures, avec boucle ardillon et mécanisme d’ouverture rapide en or rose.
Au prix de CHF 110'000 HT, Ulysse est limitée à seulement 10 exemplaires. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet de Beauregard.