Le 9 novembre, nous serons assis dans le confort velouté rouge du Théâtre du Léman, à comparer nos votes avec les lauréats de plus de 16 catégories. Quelquefois nous sommes alignés, quelquefois pas, mais ce n’est pas très important, parce que chaque montre arrivée aussi loin a déjà gagné l’attention du public horloger. Cette semaine, nous allons nous pencher sur quelques garde-temps qui nous ont séduits depuis que les nominations ont été annoncées.
Nous commençons avec cette Laurent Ferrier Grand Sport Tourbillon Pursuit, dans la catégorie Tourbillon. La première chose que l’on remarque sur cette montre, c’est que son tourbillon n’est pas visible sur le cadran. C’est le cas de tous les modèles Laurent Ferrier Grand Sport, mais voir cette montre figurer dans la catégorie Tourbillon nous rappelle cette rareté qui la fait ressortir du lot.

Cache-cache
Historiquement, les tourbillons n’étaient pas affichés sur le cadran. Ce « strip-tease » mécanique est arrivé beaucoup plus tard, lorsque Franck Muller a introduit le tout premier tourbillon côté cadran en 1984. Depuis lors, la plupart des horlogers ont suivi, faisant tout ce qu’ils peuvent pour attirer l’attention sur leurs tourbillons, et à juste titre. Mais, il y a aussi quelque chose d’assez formidable dans le fait de savoir que vous avez un tourbillon et de garder cela pour vous.
Lever de soleil sur le circuit de course
C’est d’autant plus vrai lorsque vous avez un magnifique cadran rose. Cette couleur chaude a été choisie pour reproduire les nuances d’un ciel d’aurore rose orangé sur le circuit de course du Mans. C’est une couleur assez particulière, mais avant d’être cofondateurs de la marque Laurent Ferrier, Laurent Ferrier et François Servanin ont été copilotes et ont participé à des compétitions d’endurance comme les 24 Heures du Mans. Un de leurs souvenirs communs préférés était de voir le soleil se lever alors qu’ils pilotaient sur le circuit de la Sarthe. C’était un moment qu’ils souhaitaient capturer sur le cadran de ce modèle Grand Sport Tourbillon Pursuit avec un dégradé rose aurore et une finition opaline.

Design du boîtier
Le design du boîtier est une partie très importante d’une montre et la lunette coussin, la carrure tonneau et le bracelet intégré à rangées de trois maillons de Laurent Ferrier dansent dans les lumières du matin grâce à leurs surfaces polies miroir et à leurs finitions satinées. Réalisé en titane grade 5, ce garde-temps de 44 mm n’est pas seulement un plaisir pour les yeux, il est aussi très agréable à porter grâce à sa légèreté : il ne pèse que 118 grammes.
GPHG 2010
En 2010, Laurent Ferrier a remporté le Prix de la montre homme du Grand Prix d’Horlogerie de Genève (GPHG) pour son Tourbillon Classique. Cette montre était équipée d’un mouvement à remontage manuel doté d’un tourbillon et d’un double spiral. La nouvelle Grand Sport Tourbillon possède le même mouvement LF619.01, quoique présenté dans une finition plus contemporaine. La cage du tourbillon à double spiral est visible à travers le fond de boîtier en glace saphir et le jury du GPHG aura tout le temps de l’observer avant de prononcer son vote final le jeudi 9 novembre, alors ils ne seront pas pénalisés pour l’avoir caché !
Nous souhaitons bonne chance à Laurent Ferrier, ainsi qu’à tous les autres candidats de la catégorie Tourbillon.