Depuis déjà quelque temps, la couleur est de mise en horlogerie, aussi bien sur les cadrans qu’au niveau des boîtiers. On parle alors du jaune, du rouge, du orange, du vert, du bleu turquoise, du rose, du violet et même du plus surprenant, du terracotta. C’est Richard Mille qui a eu l’idée de présenter une montre bronzée…

Le plus audacieux des horlogers réinterprète en effet sa montre rectangulaire, la RM16-02 automatique extra-plate en Quartz TPT, dans cette teinte à la fois inédite et estivale. Une folie qui résulte de couches de silice imprégnées d’une résine pigmentée et soumises à une température de 120°C. Autre manufacture clivante, Urwerk qui joue la carte du violet pour le boîtier en titane de la bien nommée UR-100V UltraViolet tout droit sortie de l’imaginaire des super-héros déjantés affichant sous un dôme de verre des heures satellites et des minutes rétrogrades.

Un second titane inédit a vu le jour grâce à De Bethune qui change cette fois la donne en proposant un titane jaune pour sa DB28 Yellow Tones. Un effet de style non sans rappeler la couleur du feu, chatoyante, créé par le réchauffement du métal qui provoque une réaction chimique. La matière s’oxyde, ses propriétés se modifient, sa surface se transforme et le jaune apparaît comme par magie et pour le plus grand bonheur des yeux.

La céramique sinon rien
Apparue en horlogerie en 1986 grâce à Rado, la céramique est issue d’un complexe processus de fabrication. On parle entre savants fous de façonnages et de cuissons dans des conditions très rigoureuses de poudres extrêmement pures et finement calibrées d’oxyde d’aluminium, d’oxyde de zirconium et de nitrure de silicium.

Tout d’abord noire, puis blanche, elle n’a de cesse de se renouveler, principalement en termes de couleurs qu’elles soient pastels ou vives. On parle désormais de gris, de beige, de jaune, de bleu marine, de bleu ciel, de brun, de rose, mais également de vert chez Rado pour sa nouvelle True Square Thinline, ou de rouge éclatant chez Hublot pour son Chronographe Big Bang Unico Red Magic.

Cadrans en mode colorama
Premier espace pris d’assaut par la couleur en horlogerie, les cadrans considérés comme le visage d’une montre. Toutes les couleurs ont d’ores et déjà été utilisées par les designers mais il y en a une qui sort son épingle du jeu. La première de l’histoire de l’horlogerie moderne, l’orange, initiée par Doxa. La maison s’est en effet lancée dans l’aventure sous-marine dans les années 60, époque à laquelle la plongée fait de plus en plus parler d’elle et de plus en plus d’émules. Ce qui explique pourquoi elle décide de développer une montre de plongée grand public, fiable et abordable… La 300 qui n’est autre que la première montre étanche jusqu’à une profondeur de 30 mètres. Mais ce n’est pas tout, elle arbore un révolutionnaire cadran orange, visible dans l’obscurité sous-marine.

Du jamais vu ! Parmi les autres cadrans de couleurs notoires et reconnaissables, celui de Rolex, bleu acier, réservé aux modèles en platine signés par la marque à la couronne.

On pense également au cadran rose de Tudor à découvrir sur le chronographe Black Bay inspiré par l’ambassadeur de la manufacture, David Beckham. La star du ballon rond a en effet choisi le rose pour les maillots de son équipe l’Inter Miami CF.

La couleur, une tendance horlogère forte à suivre de très près qui devrait se confirmer à l’occasion du salon Watches and Wonders…