Les années passent et… se ressemblent. Alors que les visages viennent de changer à la tête des principales marques horlogères de LVMH, la dynamique insufflée par Ricardo Guadalupe poursuit sur sa lancée. Innovation dans le domaine des matériaux, disruption du design, poursuite des partenariats créatifs… Pour la LVMH Watch Week qui ouvre le bal 2024 des nouveautés, Hublot commence très fort en se tournant, comme à son habitude, vers l’avenir.

Pièce maîtresse de ces nouveautés de début d’année, la MP-10 Tourbillon Weight Energy System Titanium décoiffe par son design qui bouscule les canons de l’horlogerie classique, de l’architecture du boîtier aux divers affichages présentés qui se passent allègrement d’aiguilles. « Pour qu’une pièce intègre notre collection MP, elle ne doit pas seulement réinventer des complications existantes, souligne Ricardo Guadalupe. Elle doit créer quelque chose d’exclusif, inventer, construire, ouvrir de nouvelles brèches dans la R&D horlogère. » Et c’est exactement ce que fait la MP-10 Tourbillon Weight Energy System Titanium.
Ultra technique et simple à la fois
Cinq ans de développement, 592 composants, un tourbillon incliné à 35°, une réserve de marche circulaire, une demande de dépôt de brevet en cours, 50 pièces seulement… Si les chiffres pourraient suffire à donner la mesure de la prouesse horlogère d’Hublot, c’est en passant la montre au poignet qu’on l’apprécie le mieux. Contre toute attente, malgré des dimensions XXL de 54,1 x 41,5mm, la montre est parfaitement « portable ». Ici, pas d’angles, uniquement des courbes en saphir et titane pour un boîtier hors norme qui pourrait laisser présager une lecture complexe de l’heure. Là encore, malgré une allure ultra-technique, la nouvelle MP-10 surprend par sa simplicité. L’affichage des heures et des minutes est assuré par des rouleaux, celui des secondes apparaît sur un disque à 6h tandis que l’indication de la réserve de marche de 48 heures se dévoile sur un disque coaxial aux heures et minutes, teinté de deux couleurs, rouge et vert. Pour assurer le remontage automatique, deux blocs d’or gris se déplacent librement sur deux axes verticaux, de part et d’autre de la montre. Du beau travail de R&D !

Innovations hautes en couleur
Le reste des nouveautés mise plutôt sur la continuité. Et, sans surprises, elles sont hautes en couleur. Hublot poursuit cette année sa collaboration avec le plasticien Richard Orlinski qui prête son nom à la Classic Fusion Tourbillon déclinée en deux éditions limitées de 30 pièces chacune. Jaune pop ou bleu pastel, le boîtier de 45mm est sculpté avec les angles vifs caractéristiques du travail de l’artiste français le plus vendu au monde. Le cadran disparait au profit du mouvement tourbillon HUB6021 à remontage manuel qui fait la part belle à la transparence. Résultat : deux pièces qui allient un design disruptif à l’architecture et la performance éprouvée d’un mouvement squelette. « À l’heure des « collab » éphémères, Hublot démontre que l’on peut chaque année repousser les limites de l’art et de l’horlogerie avec des créations toujours plus fortes, uniques et différentes, explique le CEO d’Hublot. On n’atteint pas ce niveau de maturité en 3 mois. Cela fait 8 ans que nous sommes aux côtés de Richard. Et ce n’est pas fini ! »

Cette fidélité, on la retrouve aussi dans l’usage des couleurs. La marque s’est à maintes reprises illustré dans l’univers des boîtiers en saphir déclinés en de multiples nuances. Elle continue d’explorer les possibles de la palette chromatique avec le Saxem, un matériau révolutionnaire qu’Hublot présente aujourd’hui dans une troisième nuance : après le jaune et l’émeraude, voici le Saxem vert que l’on retrouve sur la nouvelle Big Bang Unico Green Saxem en édition limitée de 100 pièces. Mais qu’est-ce que le Saxem exactement ? Un proche cousin du saphir, doté d’une structure cubique, qui se colore avec des terres rares et apparaît tout aussi résistant aux rayures mais encore plus brillant que son proche parent. « Il faut près de deux ans de R&D pour créer une couleur stable, homogène, au sein d’un composé aussi parfait et résistant que le saphir, mais avec un rendu différent », note Ricardo Guadalupe. C’est en 2019 qu’Hublot a utilisé le Saxem pour la première fois. Sans surprise, la montre était une MP. La boucle semble bouclée même si on peut légitimement déjà s’attendre à de nouvelles innovations, dès le printemps, dans les allées feutrées de Watches and Wonders.