Alors que l’année du serpent se profile à l’horizon, les horlogers ont rapidement saisi l’occasion de dévoiler des créations qui célèbrent cette créature énigmatique. De la Jaeger-LeCoultre Reverso Snake à la Portofino Automatic Moon Phase 37 Year of the Snake d’IWC Schaffhausen, les motifs de serpents sont à l’honneur. Mais peu ont su saisir l’élégance et la mystique du reptile comme Jaquet Droz dans ses derniers chefs d’œuvre : l’Heure Ophidienne.
Ce duo de pièces uniques offre un mélange fascinant de réalisation artistique et d’affichages non conventionnels. Et, naturellement, Jaquet Droz a apporté son savoir-faire poétique caractéristique, rendant au serpent un hommage horloger sans équivalent dans ses productions de ces dix dernières années.
Serpent dans la lumière
La pièce maîtresse de l’Heure Ophidienne est, bien entendu, un serpent merveilleusement reproduit. Jaquet Droz élève le serpent symbolique au rang de sculpture, avec un corps sinueux formé de cinq blocs d’or blanc massifs. Les segments sont reliés avec une telle précision que la création représente parfaitement la fluidité des mouvements du serpent. Mesurant jusqu’à 4 mm d’épaisseur, le reptile semble presque effleurer le dessous du verre saphir, créant un lien quasi tactile entre le porteur et la montre.

Le savoir-faire ne s’arrête pas à la forme. Les artisans de Jaquet Droz ont émaillé le corps incurvé du serpent, selon une technique réputée difficile sur des surfaces aussi irrégulières. Les teintes dégradées – du rouge profond au vert lumineux – sont appliquées avec précision et le polissage manuel renforce leur éclat.

John Howe, célèbre illustrateur surtout connu pour son travail sur « Le Seigneur des anneaux », a participé à la création d’un motif Ruyi. Symbole traditionnel de bonne fortune, ce motif complexe, gravé sur le corps du serpent, apporte une signification supplémentaire à un récit déjà riche.
Merveilleux cadrans
La marque de la Chaux-de-Fonds propose deux interprétations uniques de l’Heure Ophidienne. Chacune place le serpent dans un habitat qui reflète son élégance.
La première arbore un cadran en nacre décoré de bambous délicatement gravés. De la peinture miniature donne vie à cette toile somptueuse, dont les douces couleurs rappellent les touches d’émail vert du serpent.

La seconde variante adopte une approche plus audacieuse avec un cadran réalisé en Sonora Sunrise, une pierre impressionnante rare. C’est la première fois que Jaquet Droz utilise ce matériau, choisi pour le jeu spectaculaire des tons rouges et verts.

Il n’a pas été facile de retirer des couleurs aussi vives d’un petit fragment de pierre et le cadran qui en résulte – de seulement 0,8 mm d’épaisseur – témoigne de la quête d’excellence de la marque.

Affichages ingénieux
L’Heure Ophidienne est une pièce pionnière chez Jaquet Droz : c’est la première montre maison dépourvue d’aiguilles traditionnelles. À la place, c’est le serpent lui-même qui donne l’heure, avec la tête qui indique l’heure sur un disque rotatif et la queue les minutes sur un autre. Cette approche s’adapte parfaitement au thème naturaliste de la montre.
Au cœur de l’Heure Ophidienne bat un mouvement à remontage automatique équipé d’un spiral en silicium résistant aux champs magnétiques. Le fond transparent révèle une masse oscillante en or rose ornée d’un insert en nacre ou en Sonora Sunrise, avec motif Ruyi rappelant celui du cadran.
Enfin, les boîtiers en or rouge de 41 mm sont des écrins parfaits pour les œuvres d’art qu’ils contiennent. Touche contemporaine supplémentaire, les bracelets en caoutchouc texturé vert et vert clair rappellent les couleurs vives du serpent et s’harmonisent avec les matériaux particuliers des cadrans.

Pour en savoir plus sur l’Heure Ophidienne, veuillez vous rendre sur le site internet de Jaquet Droz.