Au premier regard, la pièce s’impose par son esthétique urbaine singulière, assumant une approche non conventionnelle du dessin horloger. Elle valorise l’authenticité des matériaux et la pureté d’une conception dénuée de tout artifice. Son caractère affirmé puise son inspiration de l’architecture brutaliste. Les formes labyrinthiques évoquent un parcours captivant, où chaque détail se découvre comme une invitation à l’exploration. Une allégorie d’un chemin unique et structuré, où l’errance cède place à la contemplation.
Côté mécanique, l’expertise Richard Mille s’exprime pleinement. Le calibre CRMA9, le 15e et dernier né des calibres maison, est la force motrice spécialement conçue pour la RM 16-02. Véritable dédale de titane, les ingénieurs mouvement l’ont conçu pour y maximiser l’apport de lumière grâce aux multiples ouvertures de son squelettage.

Rigueur des lignes et efficience des composants sont les maîtres mots de ce mouvement dont la platine ajourée en titane grade 5 microbillé et traité electroplasma gris occupe toute la surface visible de la montre. L’unique pont distinctif, celui de la minuterie, se distingue par son traitement PVD noir. Le travail de squelettisation du calibre CRMA9 est impressionnant, nécessitant une précision d'usinage et de finition avec 67 ouvertures variées, chaque bord étant chanfreiné. Ce processus minutieux implique près de 2 heures de façonnage et des dizaines d’opérations manuelles distinctes. Ces ouvertures savamment orchestrées créent une impression de légèreté et de transparence, tout en accentuant le jeu de formes et de profondeurs au sein du mouvement. La platine, prouesse d’ingénierie, renforce l’aspect moderne de la pièce tout en révélant la complexité technique au cœur de la création. Au dos, les ponts enrichissent la complexité de sa silhouette. Ils ont, à l’instar de la platine, subit des tests rigoureux de vieillissement à 10 ans et de résistance aux chocs pour faire face aux évènements de la vie quotidienne.
De ce mouvement, dont la construction se déploie sans interruption dans ses volumes, émerge une nouvelle masse oscillante en platine munie de deux masselottes en titane grade 5. Bidirectionnel, ce rotor est monté sur des roulements à billes en céramique, permettant un remontage efficient pour atteindre les 50 heures de réserve de marche.

L’une des signatures visuelles de cette pièce se situe au niveau du cadran avec les index. Ils s’articulent autour d’une décalque filaire en parcourant le squelettage dédaléen du mouvement, donnant ainsi vie aux heures. Les index, soigneusement conçus, jouent avec la perception, formant un motif énigmatique invitant le porteur à les découvrir, créant ainsi une interaction subtile entre la montre et celui qui l’observe.
La RM 16-02 séduit par sa forme rectangulaire sculptural étanche à 30 mètres. Ce boîtier extraplat se distingue par son ergonomie subtilement optimisée par rapport à l’originale RM 016. Avec des dimensions de 36 x 45,65 mm, soit une diminution 10% par rapport à sa prédécesseur.

Cette montre propose deux interprétations pour son boîtier : une tout en titane microbillée, satinée et aux biseaux polis et une en Quartz TPT® Terracotta, une toute nouvelle teinte. Cette couleur unique est le résultat d'un processus innovant : des couches de silice de 45 microns sont imprégnées d’une nouvelle résine pigmentée, puis superposées avec un angle de 45° entre chaque couche avant d’être soumises à une température de 120°C sous une pression de 6 bars. Le composite brut usiné pour le boîtier repose sur une carrure en Quartz TPT® blanc crème. Le boîtier incarne pleinement cette intention de concevoir un produit sans artifice, une philosophie omniprésente dans l'architecture brutaliste.
La RM 16-02 Automatique Extraplate représente à la fois l’inventivité esthétique et la rigueur mécanique tout en résonnant avec un imaginaire à la fois urbain et méditatif.